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Tourist Trophy

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 SOURCE : JEUX VIDEOS.COM

On ne change pas une équipe qui gagne. C’est le slogan qui pourrait parfaitement coller à Tourist Trophy. Sony et Polyphony s’allient comme ils l’avaient fait avec Gran Turismo pour produire une simulation sur PS2, cette fois sur deux roues. Même penseur, même équipe de développement, même interface, modes de jeu très similaires… Il est impossible de parler de TT sans aborder GT4. Reste à savoir si la comparaison peut-être poussée jusqu’au bout. 

Ce qu’il y a de bien avec Tourist Trophy, c’est qu’un joueur de GT4 qui est arrivé à quelques chouchouilles près aux 100 % de progression dans le mode simulation, se sent immédiatement chez lui et n’est dépaysé à aucun moment. Même interface, mêmes bruitages, mêmes modes de jeu… L’univers de GT a simplement migré vers la deux roues, emmenant avec lui tracés, système de progression et types de compétitions. Bien sûr, on constate quelques changements comme l’absence de concessionnaires et donc d’un marché du neuf et de l’occasion, aussi bien au niveau des motos que des pièces. On a en effet décidé, chez Polyphony, de ne plus récompenser les succès d’un joli chèque de plusieurs milliers de crédits mais directement de montures plus ou moins puissantes en fonction du niveau de la compétition enlevée et d’équipements composés de casques, combinaisons, gants et bottes pour changer régulièrement le look du pilote qui vous accompagne tout au long de la partie. Cela n’empêche pas un bon nombre de constructeurs d’être au rendez-vous avec leurs modèles les plus récents pour certains. On retrouve donc Aprillia, BMW, Buell, Ducati, Honda, Kawasaki, Moriwaki, MV Agusta, Suzuki, Triumph, Yamaha et Yoshimura, le tout, pour une centaine de motos, de toutes cylindrées. 

Comme le mode Arcade ne présente qu’un intérêt minime, il ne vous occupera que le temps de faire le tour de tous les circuits afin de vivre des courses sans passer par les épreuves du mode Tourist Trophy. Similaire au mode Gran Turismo, celui-ci est pourtant basé sur une progression différente puisqu’on n’achète pas ses motos, on les remporte. Le plus simple moyen est de remplir les défis que chaque constructeur nous propose afin de remporter le plus rapidement possible une bécane capable de tourner dans de très bons chronos. Peut-être un peu trop d’ailleurs puisqu’on ne met guère de temps à posséder une bombe de près de 1 000 cc, ce qui est un peu contraire à la logique Gran Turismo qui demande en temps normal à ce que l’on démarre avec des véhicules peu puissants, lourds et mal équipés. Le garage se remplit donc à une vitesse folle et vous posséderez déjà une dizaine de motos après avoir terminé les 10 premiers % du jeu sans avoir eu besoin de prendre part à plus d’un défi. Ces derniers demandent simplement à ce que l’on termine une course en tête ou à ce que vous réussissiez à décrocher un chrono record, le tout étant bien entendu en fonction de la puissance de la moto que vous contrôlez. 

Pour disputer les épreuves il faudra, sans surprise, passer par les célèbres permis. Ils sont au nombre de quatre : Novice, Junior, Expert et Super. D’un niveau relativement aisé pour ne pas dire enfantin, ils seront dans votre poche en moins de deux heures. Ensuite, rien ne vous empêchera de tenter de décrocher l’or dans chaque épreuve mais c’est là une autre paire de manches… Ces permis vous ouvriront donc les portes à toutes les compétitions accessibles au début du jeu, que ce soit en course simple ou en championnat. Malgré tout, et comme dans GT, ce sont les attributs de votre deux roues qui feront que vous pouvez ou non prendre à part aux différentes courses. Cylindrée, puissance, poids, type de moteur, époque, tous ces critères doivent être remplis selon une certaine logique afin que votre véhicule soit accepté dans la compétition et puisse donc défendre sa chance. Si parfois, cela ne change rien à l’écrasante domination que vous pouvez avoir sur vos adversaires, cela peut s’avérer très contraignant lors des dernières courses qui requièrent un pilotage sans faute et optimal pour venir à bout d’une I.A. toujours aussi mal dosée. Se moquant éperdument de votre présence, elle se contente en effet de suivre la trajectoire idéale et fait très peu attention à vos tentatives de dépassement. De plus, il lui suffit de vous frôler pour vous envoyer goûter aux graviers alors que dans le cas inverse, vous ne parviendrez que très rarement à la faire bouger de son axe, et encore, à quel prix… 

Venons-en donc au gameplay. Les premiers tours de roues seront, pour une bonne partie des joueurs, néophytes ou non, un véritable calvaire. La prise en main est loin d’être immédiate et il ne faut pas être découragé à chaque chute du pilote sous peine de passer très vite à autre chose. Pourtant, après plusieurs heures de jeu, on fait vite corps avec la machine pour comprendre que, tout en étant basée sur celle de GT, la jouabilité s’accompagne de quelques notions supplémentaires comme le centre de gravité du pilote. La sensation de rouler sur des oeufs disparaît donc au fil des kilomètres avalés même si l’impression de vitesse est très rarement au rendez-vous. Rien à voir avec un GT où l’on avait vraiment la sensation de planer par moment avec la voiture après avoir appris par coeur chaque virage et le dénivelé d’une route. Là, on sent que l’accent a été davantage mis sur la capacité à rester concentré et à emprunter la trajectoire idéale que sur le talent de pilotage pur et dur qui comprend une grande part d’intuition et de temps de réaction. Autrement dit, la moindre erreur se paie cash et vous n’arriverez quasiment jamais à rattraper une situation compromise due à un freinage tardif, à une accélération trop anticipée ou à une trajectoire mal maîtrisée. Heureusement, les développeurs apparemment conscients de ce phénomène ont tenu à ce que les chutes ne pénalisent pas trop. Finalement, alors que l’on devrait perdre une bonne dizaine de secondes à chaque fois que l’on tombe, on n’est sanctionné que d’environ deux à trois secondes car après avoir mordu la poussière, la moto se retrouve sur la piste, déjà lancée. 

C’est donc après pas mal de pratique que l’on apprécie réellement les qualités de Tourist Trophy, et elles sont nombreuses. Malheureusement, l’intensité des courses ne fait pas partie d’elles. Ceux qui connaissent Gran Turismo savent en effet qu’il existe deux types de départ : le départ classique depuis une grille et le départ lancé où une distance est établie entre chaque voiture. Eh bien l’équipe de développement a choisi de donner l’exclusivité au second type, faisant l’impasse sur les départs arrêtés. Du coup, à chaque course, on débute en quatrième position (puisqu’il n’y a que quatre motos et pas de qualification) et l’objectif est de combler le handicap imposé (cinq bonnes secondes sur le leader, en règle générale) en remontant un à un les trois autres participants. Il faut avouer qu’il y avait beaucoup d’autres solutions pour rendre les courses véritablement attractives et disputées. On regrettera également que les choix que l’on peut apporter aux réglages ne soient pas aussi pointus et variés que dans Gran Turismo et qu’il soit impossible d’acheter des pièces pour booster les performances de nos bolides. Petit aspect sympa en revanche, le fait de pouvoir choisir la manière dont se comporte le pilote sur la moto. On a le choix de définir son style en modifiant son attitude dans les virages de manière très précise en utilisant différents angles. A ce sujet, on est heureux de constater l’aisance du pilote sur la moto qui donne vraiment l’impression de se détacher d’elle et d’être le seul décisionnaire de la trajectoire qu’elle va emprunter. Autant de détails qui font de Tourist Trophy un titre orienté à 75 % simulation, plaisant et complet, misant sur la technicité du pilotage, quelle que soit la moto possédée.

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